Ne rien faire, ça s’apprend

Depuis début janvier, j’enchaîne les « maladies » qui perturbent mon quotidien pour mener à bien mes projets et juste, me sentir bien. Si je n’ai pas échappé à la gastro virale, j’ai ensuite enchaîné avec un rhume monumental, celui qui donne des frissons, vous bouche les oreilles et vous empêche de rester actif, ainsi qu’un mini grippe, puis j’ai été aphone presque une semaine, et est revenu le rhume, sans que le mal de gorge ne me quitte et me laisse enrouée. Une bonne rhino pharyngite en somme… Pleine de microbes depuis des semaines, j’en suis venue à me laver les mains au gel désinfectant à chaque fois que je me mouche, à porter une écharpe la nuit et à me gaver de miel. D’ailleurs, si vous cherchez de « bons miels », je vous conseille le miel de Kalios et le miel Hédène… J’ai eu bien des occasions d’en tester des tas.

Tout cela a mis une vingtaine de jours à passer, et je peux assurer que dans deux jours, ce sera un mauvais souvenir… Enfin, je l’espère, car à la moindre sortie, je replonge. Vendredi, une collègue m’a simplement dit « il faut peut-être que tu te reposes, tout simplement ? ». Phrase toute bête qui m’a fait prendre conscience qu’en effet, je vogue non stop, sans jamais trop de pause, entre sorties, rendez-vous et sport la semaine, et quand arrive le week-end, on a envie de profiter alors on sort, encore. Voir des expos, faire du shopping, se promener, flâner, … Le week-end dernier, j’avais prévu de rester au chaud pour me remettre une bonne fois pour toute, avec séries Netflix et combo thé-miel-citron. Après avoir réalisé que je « bougeais trop », j’ai aussi eu le temps de méditer sur la question de « ne rien faire ».
Je me souviens que les fois où je m’ennuyais quand j’étais enfant, mes parents me disaient que c’était bien aussi parfois, de voir le temps passer, de ne rien faire. Ils me disaient : « Ne rien faire, ça s’apprend ! », parce que c’est lorsqu’on est adulte, qu’on réalise la préciosité du temps et c’est ainsi qu’on veut toujours vivre à fond pour toujours optimiser les minutes au maximum, s’occuper l’esprit en permanence et avoir plein de choses à faire. Et le temps passe à une vitesse folle sans qu’on le voit filer. Appuyer sur « pause » devient nécessaire, surtout quand c’est réellement possible, quand on n’a pas d’enfants et qu’on peut se retrouver facilement seul et au calme. J’ai pris conscience que la semaine, s’il m’arrive de ne rien avoir à faire un soir, je tourne en rond, je cherche à m’occuper par tous les moyens, je range, je cuisine, je règle des papiers, mais je fais tout ça car je supporte de plus en plus mal l’idée de rester assise dans un canapé devant la télé plus de 30 minutes. Je me dis que puisque je n’ai rien à faire, autant m’avancer sur plusieurs choses, histoire de ne pas être inactive. Et j’en viens à m’occuper, comme s’il fallait s’occuper tout le temps. Ça fait pourtant un bien fou, de s’arrêter un peu. Et clairement, je ne le fais pas assez. Parce que dans l’affaire, le personnage principal, c’est le temps. Nous sommes tous devenus des « zappeurs », on aime passer d’une chose à l’autre rapidement, accomplir les tâches le plus vite possible pour passer à autre chose, et enchaîner. Ne rien faire, c’est ne rien faire plus de 15 minutes, plus de 30 minutes, prendre réellement le temps d’apprécier le calme et l’inactivité. J’ai donc tenté l’expérience ce week-end et ça faisait une éternité que je n’avais rien fait à ce point. Ça change aussi le rythme et la notion du temps, ça permet de profiter différemment de son week-end : faire moins, mais voir avec plaisir le temps passer. C’était à un point tel que dimanche matin, j’étais tellement reposée que j’ai eu un doute : on est lundi ou dimanche ? Un samedi à ne rien faire et j’avais l’impression d’avoir vécu deux jours… Et si on testait ce genre de week-end une fois par mois, pour recharger les batteries un bon coup ?

« Ne rien faire », ça s’apprend, et c’est pour l’instant un petit effort avant que ça devienne quelque chose de naturel. Surtout dans cette époque où l’on est stimulé en permanence, où le cerveau n’est plus jamais off, sauf quand on dort. C’est peut-être ça, ma grosse résolution : cesser le syndrome du calendrier plein. Ne rien prévoir si l’on n’a rien de prévu. Et mettre un bracelet à la place d’une montre.

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