Le changement d’année, le bilan, les projets…

Cette année, on n’a rien fait comme les autres années. 2017 restera en nous à vie, puisque c’était l’année de notre mariage, en plus d’être une année riche en rebondissements de toute sorte. Au final, c’est toujours le cas, chaque année a son lot d’événements marquants, mais 2017 avait ce truc particulier, c’était les montagnes russes, une succession d’ascenseurs émotionnels. On parle du sel de la vie, et en 2017, il y en avait un peu trop à mon goût, rendant les situations difficiles à gérer par moments. Ça a été une année pour mieux se connaître, réaliser un grand nombre de choses, et ne retenir que les bonnes surprises pour oublier les déceptions, les chocs, les souvenirs délicats. Cette année, c’était aussi une des premières fois depuis au moins cinq ans qu’on a posé nos vacances durant les fêtes. Ça a été l’occasion de vraiment vivre Noël à fond, et autrement. Sûrement parce que pour une fois, on a pris le temps de considérer cette période, et aussi parce que c’était mon premier Noël sans ma famille et uniquement avec ma belle-famille. Gros pincement au cœur, la culpabilité de ne pas se diviser correctement cette année, mais les raisons de l’éloignement étaient bonnes et notre Noël est simplement repoussé à l’épiphanie. Une année qui n’avait donc rien à voir avec les autres, et ce jusqu’au bout.
Puis il y a ces routines que j’aime, qui rassurent et qui ne disparaissent pas : chaque fin d’année, j’accélère mon rythme de running, mon moment privilégié « en tête à tête avec moi-même » pour me vider la tête et penser à mes projets. J’ai profité de mes courses à pied pour faire le bilan, et réaliser que je me fixe chaque année des objectifs que j’arrive à atteindre. Sans trop calculer, sans me forcer, sans y penser régulièrement. Peut-être parce que je ne mets jamais la barre trop haute, que je sais comment me surpasser en restant moi et en restant en cohérence avec mes ambitions. Un moyen de ne pas vivre la déception, sentiment que je déteste tant, et d’apprécier simplement ces victoires personnelles. Je me dis que c’est sans doute aussi parce qu’ils constituent le fil de ma vie, que c’est naturel ainsi. Monter les marches pas à pas, naturellement, sans se précipiter. Pour 2018, je m’en suis donc fixé d’autres, cette fois ciblés sur moi, mon entourage, et non sur le travail.

Avec le recul, je réalise que jusqu’en 2016, mes objectifs étaient essentiellement pro. J’avais cette soif d’évoluer vite et bien, de toujours faire mieux, de progresser rapidement pour étendre mes compétences, rendre mon travail encore plus plaisant. Avec mon changement de job il y a deux ans, les circonstances et cette belle évolution m’ont fait changer mes priorités. La vie perso avant la vie pro. Ces deux dernières années, il y a eu la préparation du mariage, avec un an et demi rythmé de préparatifs intenses, et en parallèle la volonté de me surpasser au travail pour faire mes preuves, moi qui ait obtenu mon nouveau job au même moment où Guilhem m’a demandé en mariage. Avoir tout en même temps m’a rempli d’une énergie débordante qui a fini par me fatiguer moralement. Ceci m’a permis de revoir ce qu’était l’essentiel et ce qui me procurait les plus belles émotions. J’ai, pour le moment, suffisamment atteint mes objectifs professionnels pour me centrer un temps sur d’autres choses, mon développement personnel, mes proches, mes activités, mes projets perso qui me tiennent à cœur. Et si je me sens si sereine, c’est parce que j’adore mon travail, plus que jamais, et je ne compte pas l’abandonner de si tôt à moins d’un quelconque rebondissement. Jamais je n’y suis allée la boule au ventre, au contraire. J’ai ce confort immense associé à l’accumulation de nouvelles missions qui sévissent régulièrement, faisant que je ne m’ennuie pas encore ici. Pendant ces vacances, c’était la première fois depuis un moment que je ne regardais pas mes mails pro, que je n’allais pas sur le site Marieclaire.fr, que je me suis coupée de l’info, ma drogue de l’année, celle qui alimente mon travail quotidien, celle dont je ne me défais jamais. Ces vacances de fin d’année m’ont fait réaliser que j’aime à la folie mon travail, mais que je parviens à m’en détacher facilement. Un élément qui m’a fortement rassuré, et que je ne pensais pas ressentir tant je suis accro à mon job. Être à fond au bureau la journée, puis tout laisser derrière soi chaque soir / chaque vacances pour bien vivre sa vie est devenu ma devise.

Pour la première fois, plutôt que de lister mes projets annuels dans ma tête, je les ai retranscris sur une feuille, pour avoir ce plaisir de cocher les cases à chaque fois. Pour les souvenirs aussi… Et parce que mes objectifs 2018 me semblent plus précieux et particuliers que les précédents, notamment un sur lequel j’espère plancher chaque week-end pour arriver à mes fins et me dire, à l’aube de 2019, que ce gros défi insurmontable, un peu spécial et un peu fou, je l’ai relevé. Pour l’instant, 2017 a été si belle que 2018 me fait peur, alors j’espère qu’elle me rassurera vite. Ah, j’oubliais un détail : en juin 2018 j’ai 30 ans… un autre cap.

Sur ce, je vous souhaite une très belle année 2018, remplie de bonheur et surtout de beaucoup d’amour, l’essentiel.

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