Les livres si réels d’Agnès Martin-Lugand

J’ai du mal à être régulière ici en ce moment, au regard de cette période, la pire de l’année dans le journalisme et les relations presse, du moins pour la presse conso et féminine qui consiste à plonger dans la phase « fêtes de fin d’année » à partir du mois de septembre. Une phase métro-boulot-dodo-cadeaux-bûches à laquelle je ne m’habitue jamais. Mais voilà, j’en suis enfin sortie pour reprendre une vie normale. Mes sujets sont bouclés, et si j’ai déjà vécu mon Noël, en ayant goûté une trentaine de bûches et en sachant déjà tout ce que je vais offrir à mes proches (merci ma sélection interminable de cadeaux pour mon média), je revivrai mon vrai Noël en même temps que tout le monde. Mais avec un petit air de déjà vu.
J’ai néanmoins toujours réussi à m’échapper de cette phase Noël (un peu étouffante quand on la voit si tôt), dans mes virées à la piscine, au théâtre où je suis beaucoup allée dernièrement, et dans la lecture avec un livre d’Agnès Martin-Lugand que je n’avais pas encore lu. Cet écrivain née à St-Malo présente toujours des livres de la vie qui me réchauffent le coeur.

Ça a commencé en 2013, quand elle a sorti son premier roman best seller « Les gens heureux lisent et boivent du café ». Je me souviens l’avoir lu d’une traite un samedi après-midi, sur mon balcon au soleil. C’est ce livre qui a déclenché chez moi ce vrai amour de la lecture que j’avais perdu, cette addiction, ce plaisir, cette excitation qu’on ressent quand on ouvre un bouquin et qu’on plonge dans une histoire qui nous retient. Son premier livre parle de Diane, qui a perdu sa fille et son mari dans un accident de voiture. Un an après, elle part en Irlande et tente un jour de se noyer dans la mer. Elle est secourue par Edward, un photographe, et une nouvelle histoire – pas si rose – commencera. Si le récit ne parle pas à tous, les sentiments des personnages se chargent de cela pour que l’on s’identifie à eux, pour nous tenir en haleine et nous faire ressentir leurs émotions. En 2015, Agnès Martin-Lugand écrit la suite de l’histoire de Diane avec « La vie est facile ne t’inquiète pas ». Elle est revenue vivre à Paris et rachète le café littéraire où elle travaillait avant. Elle revoit par hasard Edward qui la fera revenir en Irlande après lui avoir annoncé les problèmes de santé de sa mère Abby, ex propriétaire de sa maison en Irlande avec qui elle avait tissé des liens forts. Son retour en Irlande changera sa vie, son futur pour toujours.
Petit conseil : ne vous fiez pas aux résumés de ses livres, souvent peu vendeurs, alors que chaque histoire nous emporte dans un tourbillon, nous forçant à lâcher le livre que lorsqu’il est terminé. À chaque fois, on vibre avec le héros de l’histoire.

Ce que j’aime dans les livres d’Agnès Martin-Lugand, c’est la continuité, le fil rouge qui ne disparaît jamais et ne change pas d’un livre à l’autre. Certains de ses livres font resurgir des personnages d’une autre histoire. Ces 2 volets se suivent, mais il y a aussi « Entre mes mains le bonheur se faufile » en 2014 avec pour personnage principal Iris, qu’on retrouve en 2016 dans « Désolée je suis attendue », juste dans 2 chapitres, comme personnage lointain, mais que croise Yaël, héroïne du livre. Il y a aussi Gabriel, le mari d’Iris dont on parle beaucoup dans « Entre mes mains le bonheur se faufile » et qu’on aperçoit quelque fois dans « Désolée je suis attendue », puisqu’il rencontre Yaël dans le cadre professionnel.

En lisant Agnès Martin-Lugand on a ce plaisir à constater que les personnages ne meurent pas une fois le livre fermé, qu’on les retrouvera peut-être plus tard, dans un autre contexte. Comme si tous les protagonistes vivaient côte à côte dans un même quartier à Paris et qu’ils étaient quelques fois amenés à se trouver sur le même chemin, au travail, en soirée, lors de moments de doutes.
Ses livres sont toujours une réflexion sur les choix de vie et la vie qu’on veut mener, entre les ambitions, les rêves et les péripéties qui peuvent devenir des obstacles ou au contraire des moteurs. En 2017, Agnès Martin-Lugand a sorti un dernier livre, « J’ai toujours cette musique dans la tête », et d’après les critiques il paraît aussi prenant que les autres. Je m’empresse d’aller le lire.

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