L’expérience miracle morning : mon bilan un an et demi après

C’est en arrivant sur le site marieclaire.fr que j’ai été « sensibilisée » à cette expérience. Le livre venait de sortir et faisait beaucoup parler, une collègue en avait fait un article, et je voulais aller plus loin en essayant moi-même. Ce « buzz » me faisait doucement rire parce que beaucoup appliquent le miracle morning sans l’avoir jamais nommé ainsi, mais cette année là, c’était devenu une petite révolution. Le point positif est que ceux qui n’avaient jamais envisagé leurs matinées ainsi pouvaient s’inspirer pour restructurer leur vie si besoin.

Le principe du miracle morning est simple : se lever une ou deux heures plus tôt le matin pour se concentrer sur des occupations dont on n’a pas le temps habituellement. L’auteur en propose 6 : silence (méditation, réduction du stress, affirmation (se diriger vers qui on veut être), visualisation (imaginer ce qu’on doit faire, vers où on va), exercice (sport), lecture, écriture (tenir son journal, pourquoi pas son blog). Personnellement, je me suis mise à la méthode sans tenir compte de ces 6 points. Mon objectif premier était juste me lever plus tôt pour avoir plus de temps pour moi, ou du temps toute seule. Pour le reste, on verrait plus tard.

DU MIRACLE MORNING FORCÉ AU MIRACLE MORNING NATUREL

N’étant pas sure de parvenir à me lever radicalement une ou deux heures plus tôt, j’ai avancé le réveil de 30 minutes, puis 45 minutes, puis une heure. Étant matinale de nature, n’ayant jamais fait de grandes grasses mâtinées même ado, je n’ai pas eu trop de mal.
La première semaine, j’étais fatiguée à la sonnerie du réveil (il m’était indispensable d’enclencher un réveil, au cas où), mais une fois ce cap franchit, tout allait bien. La deuxième semaine, je ne ressentais aucune fatigue. Ni le matin, ni au travail, ni l’après-midi, ni le soir quand je sortais et pouvais me coucher plus tard. Je réalisais que cette heure de sommeil supprimée ne changeait rien à mon quotidien. J’étais même plus productive. Les journées étaient plus longues, elles permettaient de faire plein de choses et donc d’être plus stimulé pour sentir une plus forte satisfaction.

Mais j’avais toujours mon réveil. En fait, j’ai toujours mon réveil un an après, histoire de me rassurer, mais progressivement, mon expérience miracle morning est devenue naturelle au point de ne plus du tout la calculer et de l’avoir réellement intégrée dans ma vie. Il m’arrive très souvent de me réveiller une demi heure avant l’heure prévue sans en ressentir la fatigue, et je ressens l’énergie dès le pied posé au sol.

Il y a eu bien sûr quelques étapes qui m’ont « inquiétées » : le changement de saison et les vacances. Ayant commencé en avril 2016, j’ai passé le cap des vacances d’été sans souci, en retrouvant l’heure à laquelle je me réveillais avant. Au quotidien je me levais une heure plus tôt, en vacances, je retirais cette heure plus tôt. Je n’avais pas besoin de plus. Arrivait ensuite la rentrée et surtout, le changement d’heure et l’hiver. Étrangement j’ai adoré cette phase, que je n’ai pas considéré comme une transition. Je me levais une heure plus tôt, point. Que le soleil soit en train de se lever ou qu’il fasse encore tout noir. Se lever quand il fait encore nuit, ne voir aucune lumière allumée dans les immeubles en face, n’entendre aucun bruit, pas même celui de la circulation vive des voitures le matin… c’est un vrai bonheur, une façon de se sentir seul au monde, de vivre quelque chose avant les autres ou quelque chose de plus qu’eux. Et puis, accro à l’actu, j’avais cette folle satisfaction de connaître les news avant les autres, surtout les jours « historiques » comme les élections US.

QU’EST CE QU’ON FAIT PENDANT CETTE HEURE SUPPLÉMENTAIRE ?

Manquant tout le temps de temps, je ne me suis pas posé la question, j’avais trop de chose à faire et elles variaient d’un jour à l’autre. Sans forcément tenir compte des 6 activités suggérées plus haut, j’ai fait mon chemin. Au départ ambitieuse, j’ai voulu courir le matin avant le travail. Je ne l’ai fait qu’une ou deux fois, bien que j’ai adoré et ressenti un immense sentiment de bien-être, mais cette activité ne me convenait pas : le matin, j’aime être au calme avant de me lancer dans l’agitation, j’aime prendre le temps et ne pas me précipiter, j’aime profiter de Guilhem, donc impossible pour moi de partir de la maison si tôt.
J’ai intégré dans cette heure supplémentaire de ma matinée plusieurs activités sans aucun contrôle, sans routine particulière. Si j’étais accro à un bouquin sur lequel je m’étais endormie la veille, je le reprenais et le terminais. Ca m’arrivait aussi de prendre ce moment pour lire des livres pour le travail. Durant l’année de la préparation au mariage, cette heure m’a aussi été très précieuse : c’est là que je faisais mes retours de mails, mes envois de courrier, mes recaps… une façon d’appréhender la préparation de façon très zen. Après, j’envoyais le tout par mail à Guilhem (j’ai fait ci, j’ai pensé à ça, tu valides ?). J’avais aussi ce temps pour imaginer ma journée et m’organiser dans mes sorties et mes « obligations » comme des papiers administratifs ou autre. La déclaration d’impôts, le courrier, la paperasse, … tout a été fait le matin dans le plus grand calme. Matinale et organisée, c’était un plaisir et non du stress. J’ai déplacé les tâches du quotidien du dimanche soir où je les faisais dans la précipitation aux matins cool pour mieux les digérer. Je vérifiais mon emploi du temps du jour et du soir : sortie ou sport, afin de prévoir mes tenues.
Ces matinées seules, je m’en suis aussi servie pour écrire sur le blog, explorer l’info, faire du shopping en ligne, trier des photos, préparer de bons et beaux petits déjeuners en m’appliquant, être à l’affût de ce que j’ai envie de suivre.

Et au final, j’ai réalisé que tout cela correspondait aux 6 points recommandés. Mais je suis contente de les avoir réalisés instinctivement et d’en avoir sélectionné certains et abandonné d’autres parce qu’ils ne me convenaient pas. Le sport le matin, c’est pas pour moi. Quand je pars au sport, je mets au moins 3 heures. Le temps de m’habiller, de me conditionner, de me rendre au parc, de profiter, de me poser ensuite, et de rentrer. Je ne vais pas courir juste pour courir. Ma course est une méditation, un moment à moi, et je me sentais bâcler cet instant le matin. Je n’avais pas le temps de m’y retrouver correctement. Pour le reste, lecture, écriture, tâches obligatoires, loisir, … je réalise tout le matin, mais pas tous les matins. Je profite de cette heure au gré de mes envies et de mon humeur aussi.

MES RÉUSSITES DANS LE MIRACLE MORNING

Le miracle morning quotidien
La première réussite est que je n’ai pas la sensation d’appliquer une méthode. Me lever tôt, c’est comme si c’était dans mon ADN, dans mon quotidien, bien ancré en moi.

Gagner du temps
Ensuite, c’est le gain de temps, mes TO DO s’évaporent aussi vite que je les fais. Déjà parce que le matin je suis zen (ne parler à personne dans un silence monacale aide pas mal) donc je fais les choses plus volontiers sans les reporter. Ensuite, parce ça m’apporte une satisfaction d’arriver au travail en me disant que j’ai déjà accompli plein de choses et que ma soirée n’en sera que meilleure.

Se détendre et apprécier le silence
De nature angoissée, ne m’étant pas encore mise sérieusement au yoga, me lever plus tôt a été pour moi un moment pour me retrouver, sans forcément penser à plein de choses, juste être au calme, ressentir le silence et l’apprécier. C’est le seul silence qu’on aura dans notre journée jusqu’au coucher, et on réalise qu’il est précieux et qu’on en a besoin. En plus, par chance, je ne prends pas le métro pour aller travailler donc j’arrive au bureau doublement zen, sauf cas exceptionnel quand j’ai eu une contrariété, forcément.

Avoir mon moment à moi aussi au bureau
Puisque je me lève plus tôt, je suis prête plus tôt et souvent, je pars plus tôt de chez moi pour aller travailler. Étant entre autres sur les actus, c’est plutôt arrangeant. J’arrive là-bas à 9h, je suis seule, je me prépare mon thé, je prolonge cette sensation zen, je profite du calme pendant une demi heure à peu près. Un vrai plaisir avant de ressentir l’agitation, et aucune culpabilité de partir tôt le soir.

Plus de productivité
Ca va un peu avec le fait qu’on gagne du temps. Je fais encore plus de choses qu’avant. Mes journées sont longues et j’adore réaliser la quantité de choses que j’ai pu faire dans la journée juste en me levant une heure plus tôt.

De meilleures soirées
Puisque les obligations ont pu être effectuées le matin, puisque je ne remet plus au lendemain grâce à cette heure en plus, le soir, je n’ai « rien a faire ». À part trois choses au choix : aller au sport, sortir, prendre le temps chez moi pour cuisiner, écouter la radio, téléphoner, lire, prendre des nouvelles, bref, juste penser à moi et à mon entourage.

Revoir son alimentation
Qui dit se lever une heure plus tôt dit avoir faim une heure plus tôt. Très souvent, dès 10h30/11h j’avais très faim avant de déjeuner. J’avais calé mon petit-déjeuner si tôt, que forcément… j’ai donc mangé plus le matin au point de me faire un festin (assiette de fruits, tartines, thé, chocolat ou céréales). Résultat : plus de faim en fin de matinée, je mangeais moins au déjeuner et encore moins le soir. J’ai tout rééquilibré sans trop le prévoir.

Ca me rassure peut-être
Naïvement je me dis que quand j’aurais des enfants, ce sera moins dur de se lever encore une heure plus tôt, parce que j’aurais déjà commencé l’expérience.

MES ÉCHECS DANS LE MIRACLE MORNING

Je suis incapable de faire une grasse matinée
Me lever au-delà de 8 heures le week-end s’est transformé en parcours du combattant. Autant, la semaine j’adore être matinale, autant le week-end, je dormirais bien plus. Mais j’ai beaucoup de mal. Comme un automatisme, mes yeux s’ouvrent à l’heure à laquelle je me lève en semaine, excepté les fois où je suis vraiment fatiguée. C’est quelque chose qui me contrarie un peu parfois, bien qu’il reste toujours quelques avantages : ça me force à faire les courses plus tôt (et donc on découvre que les plus beaux fruits et légumes sont ceux qu’on a à 9h et non à midi), à profiter plus tôt, à faire toutes les tâches ménagères et les terminer à 10h à peine pour ensuite avoir une vraie journée, et ainsi de suite… Mais je dormirais bien un peu plus quand même…

Pour le moment, je n’ai pas listé d’autres échecs… évidemment il y a toujours des matins plus durs que d’autres, mais la sensation de bien-être prend le dessus. Je vous assure, le miracle morning, c’est pas si difficile.

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