Derrière un écran, il y a une personne

Le titre résume tout l’article, mais cela mérite quand même d’être approfondi. En tant que journaliste web, blogueuse, instagrameuse, twittos, je suis souvent offusquée de voir tous ces messages haineux qui circulent à l’encontre des gens. C’est à un point tel, que c’est un vrai phénomène sur la toile, composé de ce qu’on appelle les trolls. Ceux qui critiquent les autres à longueur de journée, sans raison apparente et qui oublient que le civisme doit aussi exister sur le web.

On le voit régulièrement sur twitter, où certains sont soudainement victimes de bashing pour un simple tweet maladroit ou une photo « pas jolie ». Je le vois aussi au quotidien sur les réseaux sociaux de marieclaire.fr où je suis sidérée (et fort heureusement pas touchée tellement c’est énorme) de lire tant d’insultes à l’encontre des membres de la rédaction. « journalistes de merde », « commencez par corriger vos fautes d’orthographe avant de critiquer » (le tout écrit avec des fautes bien évidemment, alors que nous, nous n’en avons pas fait), « vous êtes de la presse de caniveau », « le journaliste qui a écrit ça ne vaut rien » et j’en passe. Autant de mots violents et peu productifs qui n’ont servi qu’à faire perdre du temps à ces gens. Dans ce cas, je me pose toujours deux questions : « quand on n’aime pas un article sur lequel on tombe par hasard, pourquoi ne pas le « zapper » au lieu de perdre du temps à insulter le journaliste gratuitement ? » / « sont-ils au courant que derrière les écrans il n’y a pas des robots, mais des personnes ? » Car de toute évidence, en face, ils ne formuleraient pas ces insultes. Idem sur Instagram, où plus on a de followers plus on est critiqué, à base de « tu es trop bronzée c’est sur tu mets de l’auto bronzant », « tu racontes n’importe quoi pour faire le buzz », « tu as acheté une poussette Bonton à ton enfant, mais tu es folle ! » (commentaires vrais que j’ai pu lire…) et ainsi de suite. À savoir que ce genre de critiques ne vise pas que les blogueuses influentes, mais des filles « normales » qui n’ont rien demandé à personne, des mamans, des filles sympas qui ne cherchent rien d’autre que le plaisir de partager des photos et des expériences. C’est une attitude qui me dépasse. Un déversement de haine. Un exutoire qui peut blesser certaines personnes. Imaginez quelqu’un en plein doute dans sa vie qui reçoit une flopée de critiques sur les réseaux sociaux… Parfois, la vie 2.0 est dangereuse pour les « fragiles » qui ont face à eux des personnes pouvant se cacher pour juger, insulter, agresser, se moquer, le tout masqué derrière un pseudo. Bon, sur Facebook, les gens ne se cachent même pas.. (je ne sais pas ce qui est pire, se cacher ou non, surtout quand les propos virent au racisme) mais sur twitter et Instagram il n’y a que ça, que de faux comptes. Internet devient ainsi un défouloir pour extérioriser son mal être, sa jalousie, ses doutes, qui ressortent sous forme de haine. Sain, très sain.

Dans les commentaires sous les posts de marieclaire.fr sur Facebook, j’ai remarqué d’autres sentiments : la frustration, la colère, l’énervement. Les gens sont à bout, lassés de la société, de l’actualité, de ses réformes, des efforts à faire, et s’énervent sur nous, déballant tous les clichés « vous les journalistes vous êtes tous copains », « vous les journalistes vous êtes corrompus », « vous les journalistes vous ne connaissez rien, surtout pas la vraie vie ». Je ne vois pas le rapport… Et vas y que je te balance le cliché du journaliste bling bling qui vit dans un appartement trop grand avec une super vue, qui connait touuuuus les journalistes de Paris (comme si on était que 10), qui va à des cocktails tous les soirs et tout le tralala. Tellement d’aigreur. Pour rien… Bashing sur bashing d’inconnu à inconnu, avec aucun but à la clé. Une démarche enrichissante, en somme. Certaines victimes vont jusqu’à supprimer leur compte tant elles sont dégoûtées, d’autres ont un petit coup de blues avant de se reprendre. La meilleure méthode est certainement de prendre de la hauteur pour ne pas se priver de vivre sous peine d’être « trollé ». Lorsqu’on est bien dans sa tête, bien dans sa vie, tout passe, il ne faut même pas réagir aux attaques.

Il y a aussi ces « espions du web », pas bien malins. Ils se créent une ribambelle de comptes pour vous suivre anonymement, on ne sait pas bien pourquoi. Des petits novices d’Internet, sans doute, qui ne savent pas que l’on voit quand on est vu, et par qui est on vu, « like » ou pas « like ». Ceci par le biais d’applications et aussi de « bonne maîtrise de l’outil ». Une astuce qui, personnellement, me permets de filtrer tout en ayant un compte ouvert à tous.

La conclusion de tout ça ? Il faut en rire, et retenir aussi que ceux qui critiquent sont les malheureux. Être méchant, c’est être triste. Alors on voit la vie du bon côté, on continue de s’offusquer quand on assiste à un bashing sur le web malheureusement trop fréquent, car c’est sain et humain, et certains ont besoin qu’on les défende, mais si l’on en est victime un jour, ne jamais réagir aux agressions. Ce serait trop d’honneur pour l’agresseur. Enfin, on n’oublie jamais qu’être face à un écran, c’est être face à une ou plusieurs personnes et l’écran ne doit pas briser l’humanité.

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