David Hockney au Centre Pompidou

C’est l’expo la plus médiatisée de l’année, en raison d’une rétrospective incroyable, faite du vivant de l’artiste. Et pour admirer les œuvres au plus près, il faut s’y rendre en août, tant que Paris est vide…

À 80 ans, David Hockney connait un vif succès depuis des années, avec la particularité de toujours s’être adapté à l’air du temps sans jamais oublier ses inspirations dans la vie de tous les jours et dans l’histoire de l’art. Je me souviens il y a un peu plus de 5 ans, j’avais été impressionnée par l’une de ses expos organisée à la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent, lorsque l’artiste britannique exposait sur iPad avec pour thématique la fleur fraîche. Sorte de « trésor national britannique », David Hockney est une figure majeure du pop art anglais des années 60, qui n’a jamais cessé de nous étonner. Sa rétrospective au Centre George Pompidou est un véritable parcours de ses débuts à nos jours (la dernière salle comprend des œuvres de 2017) qui fait voir bien d’autres choses que ses réalisations les plus connues. David Hockney a tellement expérimenté, que chaque salle dévoile un nouvel univers, de nouveaux codes, un nouveau procédé. On réalise encore plus l’éclectisme de son travail dans ce couloir dédié à ses dessins, où l’on se rend compte qu’aucun ne se ressemble, que chacun aurait pu être fait par une personne différente.

David Hockney s’inspire beaucoup de Picasso qu’il admire, mais puise son inspiration partout, de Bacon à Monet, en passant par Seurat et même très loin dans la renaissance avec Fra Angelico… Avec son travail face à nous dans son intégralité, on découvre sa passion pour Los Angeles, son attachement intact à son Angleterre natale, et précisément le Yorkshire, et ce jeu des apparences et de représentation des personnes qui met en avant son incroyable don pour l’observation. Son parcours artistique complet prouve que l’artiste ne se limite pas à la représentation d’une Californie pop ni aux « pool paintings » (même si ce sont mes préférées, je l’avoue). David Hockney, c’est aussi le collage, les autoportraits très réalistes, la photo (j’ai été émerveillée par la salle des photos, et j’ai eu un gros coup de cœur pour son assemblage de photos représentant  le Grand Canyon), autant de techniques différentes qui constituent pourtant un seul univers. Si vous ne deviez voir qu’une expo cette année, c’est bien celle-ci…

À la sortie, je vous conseille d’admirer Paris de haut, avant de prendre un verre au restaurant du dernier étage, histoire de rester dans la bulle Hockney un peu plus longtemps.

 

Expo rétrospective David Hockney, jusqu’au 23 octobre au Centre George Pompidou

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