Ma booklist de l’été

Je crois que pendant les trois derniers mois, je n’ai rien lu à part Jane Austen à mon retour de Bath. Le temps était si speed, que je n’arrivais plus à me poser, et pendant les vacances, ça a été un vrai bonheur de me retrouver au soleil à ne rien faire, sauf à bouquiner.

Ma mère a pour habitude de m’offrir quelques livres de poche qu’elle a aimé, ou à me prêter les siens car on a les mêmes goûts dans ce domaine. Aussi, elle m’a prêté le dernier roman de Guillaume Musso que je n’ai pas encore entamé ni emporté dans ma valise en raison de son poids. Pour voyager léger, j’ai misé sur les petits livres et par chance, les ayant dévorés trop rapidement, j’avais une bibliothèque dans mon hôtel pour emprunter plus de lecture.

 

« Le train de 16h50 » d’Agatha Christie

Agatha Christie est incontestablement mon auteure préférée, et si on a presque la totalité de ses livres à la maison, je ne les ai pas encore tous lus. En vacances, j’ai découvert celui-ci, que j’ai lu d’une traite, une après-midi au bord de la piscine. Haletante, comme toutes ses histoires, celle-ci commence dans un train, alors qu’une femme assiste à un meurtre dans le train d’en face. L’enquête mène la police et Miss Marple vers une demeure familiale non loin de Londres, impliquant tous les membres d’une même famille et ses proches. Entre découverte de cadavre et empoissonnements, on finit par connaître qui est mort et qui est l’assassin dans ce train de 16h30, mais avant, on vit une série de péripéties qui nous surprennent de page en page.

 

« Je m’évade, je m’explique » de Charles Consigny

Ce livre est d’un actuel fou. Jamais je ne me suis sentie autant en phase avec des écrits. Sûrement parce que j’ai le même âge que l’auteur, qu’il parle de sa douce arrivée dans la trentaine et de ses souvenirs de jeunes, son premier vote, ses études, ses premiers espoirs, ses échecs, sa vie dans un petit studio, les étés à rester à Paris pour faire un stage ou réviser un concours, … Comptant à peu près 150 pages, je l’ai aussi lu d’une traite et je vous conseille de faire de même, parce qu’on est confronté à une conversation. On entre dans la pensée de Charles Consigny, comme si on prenait un café avec lui et qu’il racontait sa vie, de la période son Bac et nos jours. Tout est parti de l’idée de s’exprimer sur la vie politique du moment, avec les dernières présidentielles, et puis il s’est évadé vers d’autres souvenirs pour raconter une tranche de vie en se rattachant toujours à l’actualité. Un vrai bonheur, et un sentiment d’être en phase avec son époque et sa génération.

 

« Ta vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » de Raphaëlle Giordano

C’est assez drôle, j’ai croisé plusieurs personnes en train de le lire durant mes vacances. Ma mère me l’a offert le lendemain de mon mariage, comme un livre « feel good » qui dit « maintenant, tu décompresses, tout va bien ». C’est l’histoire d’une femme mariée, maman d’un enfant, plus ou moins en burn-out, ou en tout cas avec la folle envie de dynamiser son quotidien en le rendant plus intéressant et amusant, histoire de se valoriser. De raviver la flamme dans son couple à s’accorder du temps pour soi, en passant par un lâcher prise, l’héroïne va réussir à agir grâce à une rencontre inattendue. Ce n’est ni un psy, ni un coach, mais une sorte d’ange gardien dont je ne peux rien dire de plus… La morale de l’histoire ? Vivre sa vie, arrêter d’avoir peur et foncer un peu plus.

 

« Mémé dans les orties » de Aurélie Valognes

Si le livre de Charles Consigny m’a totalement parlé du fait qu’on soit de la même génération, celui-ci touche les générations plus anciennes, celles âgées d’environ 80 ans. mais c’est justement intéressant pour se projeter et mieux comprendre une génération lointaine. J’étais au départ réticente, avant d’entrer rapidement dans l’histoire. Frais, émouvant et attendrissant, le roman nous plonge dans l’univers solitaire d’un retraité divorcé dont la fille vit à Singapour avec son enfant. Pas très aimable car seul, il n’a plus que son chien qui devient sa raison de vivre. Mais son chien finira par disparaître et il tombera dans une déprime, avant de se ressaisir malgré l’envie, sous peine d’être envoyé en maison de retraite. Il redécouvrira ainsi les plaisir de la vie, poussé par certains protagonistes inattendus qui lui rendront le quotidien plus agréable. Une véritable histoire mignonne qui donne du baume au cœur, qui rappelle que la vie se vit jusqu’au bout, et qui fait réaliser combien il est difficile pour certains de vivre seul, loin de sa famille.

 

« Une vie » de Simone Veil

Le livre de circonstance… Je pense que tout le monde se souviendra ce de jour où on a appris sa mort, 2 semaines avant qu’elle fête ses 90 ans. Ce jour-là, on était à la veille de notre mariage, on avait la tête dans le guidon avec les préparatifs, mais cette annonce n’a pas manqué de me perturber. On a conservé les journaux du jour de notre mariage et en Une, c’était elle. Double raison de le garder. Dans son livre, Simone Veil se raconte. Elle évoque son destin exceptionnel impossible à imaginer, dévoilant toute sa force et son opiniâtreté. Libre, féministe, combattante, on l’admire tous. Durant mes vacances, j’ai aussi écouté une interview de Simone Veil menée par Isabelle Morizet sur Europe 1 (Émission « Il n’y a pas qu’une vie dans la vie). L’entretien a eu lieu en 2006, mais a été rediffusée le lendemain de sa mort. Il est a découvrir en podcast. Entendre sa voix et toute l’émotion et le caractère qu’elle dégage était émouvant.

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