La peinture américaine des années 30 au musée de l’orangerie

Jusqu’au mois de janvier, le musée de l’orangerie nous fait voyager aux États-Unis, à l’époque du krach boursier de 1929, avec le début des années 30 relativement marquant où le monde bouge, évolue, et interroge aussi. Entre crise et innovations, les États-Unis des années 30 révèlent une société en pleine mouvance que des artistes plus ou moins connus immortaliseront.

 

Si je connaissais Edward Hopper et Grant Wood, je reconnais ne pas être très calée en art américain du début du XXème. Esthétiquement parlant, je n’ai pas été conquise ni émue par les peintures, excepté l’art de Hopper qui sort du lot et le style primitif de Grant Wood que j’apprécie vraiment.

Au-delà de la beauté des toiles, l’exposition m’a énormément touchée, avant tout parce qu’on plonge en immersion totale dans les États-Unis des années 30 dans laquelle on peut facilement se projeter et imaginer les choses. En observant les toiles, en regardant les petits films, tout devient très concret. On réalise les préoccupations de cette société, à la fois inquiète et heureuse. Inquiète face aux problèmes économiques, à la pauvreté, à la montée du chômage, et heureuse car en quête d’identité américaine, dans la volonté de se souvenir de son identité pour en être fière. Autant de choses qui font échos à notre époque…

Dans cette expo, à travers l’art, on visite vraiment une partie importante de l’histoire. J’ai aussi été émerveillée d’approcher des tableaux totalement méconnus en raison de leurs lieux de conservation ou d’exposition (Chicago, Washington, collections privées). Ça a toujours quelque chose d’émouvant, d’être confronté à des peintures jamais vues auparavant même dans les livres, ou issues de collections particulières faisant qu’on est pratiquement sûr de ne pouvoir les observer qu’une fois.

 

Cette expo m’a fait réaliser que j’étais passée à côté de quelque chose lors de mes études d’Histoire de l’art, bien que j’ai beaucoup étudié les années 30, mais surtout l’art italien. Ces peintures américaines reflètent toute une époque et c’est ce pourquoi j’aime l’histoire de l’art. Voir l’art comme le reflet d’une période ressentie par ceux qui la vivent et non racontée par des spécialistes. Le musée de l’orangerie nous offre une vraie découverte, d’un art abstrait à un art réaliste « social ».
Mention spéciale pour la dernière salle, joli moment d’évasion, évoquant parfois de doux souvenirs avec des séquences de cinéma devenues cultes…

 

 

La peinture américaine des années 1930, musée de l’orangerie à Paris (jardin des tuileries) jusqu’au 30 janvier 2017.

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