Comment l’expérience « miracle morning » a changé mon quotidien

Au printemps dernier, le livre Miracle Morning est sorti, remettant sur le devant de la scène les bienfaits de se lever tôt le matin. Si je n’ai pas lu le livre, l’ayant presque lu à travers tous les papiers, j’ai souhaité tenter l’expérience. Mais à ma manière.

Si je ne me sens pas du tout prête – ou apte – à me lever en même temps que le soleil chaque matin, j’ai voulu m’initier au réveil matinal, mais juste une heure plus tôt qu’habituellement, dans l’idée de voir si une seule heure de sommeil en moins pouvait tout changer.

J’avais commencé le test en me disant que chaque mois, j’enlèverai une heure au compteur mais clairement, ayant commencé en avril, avec les vacances d’été il m’a été impossible de continuer sur ma lancée. Je garde cet objectif dans un coin de ma tête, peut-être un jour lorsque j’en aurai vraiment besoin, quand je serai maman et que je n’aurai pas que moi à m’occuper le matin. Parce qu’il ne faut pas non plus se leurrer : le miracle morning, s’il est une « invention » dans l’esprit et le concept, presque tous les parents sont au miracle morning depuis toujours et non depuis la sortie de ce livre.

Habitant tout près de mon travail, je me réveillais à 8 heures ou 8h30 le matin. Le grand luxe en semaine. J’ai donc décidé de programmer le réveil à 7 heures. Un rythme auquel je me suis faite très vite au point de me réveiller avant l’heure prévue.
J’ai donc commencé ce rythme « Miracle Morning  » en gardant en tête que c’était une heure de sommeil en moins à transformer en heure pour moi. J’ai considéré cette heure comme très précieuse, faisant en sorte de ne rien en faire de concret. C’était l’occasion de prendre plus de temps pour mon petit-déjeuner, d’écrire sur le blog, d’écouter la radio sans regarder l’heure, de câliner mon chat totalement dépendant comme en lui offrant aussi du temps à lui le matin. Bref, des loisirs, de la détente ou une heure pour « ne rien faire » qui s’est révélée efficace pour se recentrer et surtout appréhender la journée tranquillement sans angoisse.
Se lever une heure plus tôt, c’est gérer aussi les imprévus, quand Guilhem me demande de repasser sa chemise le matin, par exemple. Se lever plus tôt, c’est aussi pouvoir gérer les « corvées » sans stress : téléphoner à EDF et autres SAV dont les lignes ne sont pas encore saturées, sortir à la boulangerie d’en bas acheter des viennoiseries si l’envie nous prend, penser à sa journée et à ses prochains rendez-vous, répondre tranquillement aux mails.. c’est aussi tout bêtement prendre le temps de choisir sa tenue du jour, et lire seule dans le silence complet pendant une petite heure. C’est alors qu’on réalise qu’une seule heure peut tout changer. On revoit le temps, on le repense. Ça change avant tout dans la manière d’appréhender la journée qui nous attend. Si elle est zen, elle le sera encore plus avec ce temps de pause et si elle s’annonce agitée, c’est le moyen de se ressourcer calmement et de se détendre.
Mes premiers mois se sont déroulés ainsi, associant l’heure de sommeil en moins à un moment off à moi toute seule, car Guilhem n’a pas réussi à s’y mettre et je comprends; et ça ne me dérange pas. Côté sommeil, raccourcir mon temps d’une heure n’a rien changé à ma fatigue, au contraire. On dit souvent que nous avons des sortes de créneaux horaires, voire des cycles et que parfois on peut se lever plus tard et être plus fatigué. C’est ce qui m’arrivait en me levant à 8 heures, je crois. Le lever à 7 heures n’a pas été insupportable, au contraire. J’ai même apprécié les choses simples comme découvrir le ciel du matin aux couleurs changeantes, le calme dans la rue où les Klaxons ne retentissent pas encore.

Depuis la rentrée, je me suis donnée un nouvel objectif : faire de cette heure pour moi une heure « moins perdue » en faisant du sport plusieurs matins par semaine, dans l’idée de me sentir plus libre le soir, pouvant faire autre chose sans me dire « je devrais être au sport ». J’ai par exemple essayé la course à pied avant le travail qui fait un bien fou et j’espère réussir à me mettre au yoga ou au fitness (dans l’idéal, un matin sur deux). Ça demande moins de préparation que le footing, on peut le faire en pyjama et on peut y consacrer presque plus de temps que le running puisque ça n’implique pas de sortir et d’aller jusqu’au parc. Néanmoins, je n’ai pas encore réussi à sauter le pas et je crois que je l’écris ici pour me donner du courage. Le seul inconvénient que je trouve à se lever une heure plus tôt, c’est d’aimer à la folie se retrouver dans son intérieur cocoon, en profiter dès le matin (chose qu’on ne fait généralement pas) et avoir du mal à le quitter.

Quant au soir, le fait de me lever une heure plus tôt n’a pas engendré une envie de dormir plus tôt, heureusement. Parce que si j’aime profiter de mon appart’ le matin, j’aime aussi en faire de même le soir. A tel point que même lorsque je rentre de soirée il m’est impossible de me coucher directement quelle que soit l’heure. C’est d’ailleurs le « pouvoir » du rythme du sommeil : je peux me coucher à n’importe quelle heure, je ne serai jamais fatiguée en me levant à 7heures. Peut-être ai-je trouvé mon heure du moment. J’insiste bien sur « du moment » car je crois de plus en plus que les rythmes de sommeil varient en fonction de notre âge, de nos vies, de nos priorités.
En faisant ce test de « miracle morning », je me suis imaginée me lever réellement à 5 heures plus tard. Pour continuer d’avoir mon moment à moi même en étant mère de famille. C’est quelque chose qu’ont toujours fait mes parents et je trouve ça génial. Les journées sont longues, on a le temps de tout et on a une bonne énergie.

En revanche, ne souffrant d’aucun trouble du sommeil et étant matinale, je reconnais ne pas savoir si se lever une heure plus tôt est si facile que ça pour tout le monde. Si vous avez essayé, je suis curieuse d’avoir votre avis ! Pour ma part, ça a changé mon quotidien et j’en suis ravie : le miracle morning m’a permis de découvrir la valeur du temps.

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