Un déjeuner chez Petrossian ça donne quoi ?

Première fois de ma vie que je franchis la porte d’un Petrossian. La jolie devanture vert d’eau qu’on aperçoit de loin ne m’a jamais donné l’idée d’entrer, parce que « caviar » donc cher et pas accessible. Et puis avant hier, on m’a invitée à déjeuner au Petrossian du boulevard de Courcelles. Avec mon à priori sur le caviar, j’ai voulu tenter l’expérience par curiosité.

Ça peut paraître très snobe, de déjeuner chez Petrossian. Il s’avère pourtant que le lieu se veut simple dans le service, dans l’élaboration des plats, dans l’ambiance générale. On s’y sent comme dans un cocon où le temps s’arrête pour se vouer à de grands plaisirs culinaires. J’ai ainsi appris que Petrossian proposait des petits déjeuners, des déjeuners et des goûters à base de thé et de pâtisseries russes. Un point qui m’intéresse, moi qui adore les teatime et qui cherche toujours des lieux originaux pour ces moments.

Ce déjeuner a été plein de surprises : avant tout parce que, en « non fan » du caviar, j’ai réussi à l’apprécier. J’ai aussi découvert que Petrossian avait lancé une gamme de plats « street food » façon « street food de luxe » pour rester dans le thème, tout en devenant un peu moderne à base de croque-monsieur au caviar. Viennent ensuite les classiques avec le crabe roll, la salade César revisitée et l’œuf coque au caviar avec ses mouillettes. Mention spéciale aussi pour la Burrata aux œufs de poisson. Des plats simples, car quand le produit est un délice, pas besoin d’en faire trop.

dejeuner_petrossian_carte_crabe_roll

oeuf_coque_caviar_petrossian

En fait, il suffit juste de franchir la porte de Petrossian pour découvrir que oui, c’est luxe, mais dans le produit, pas dans l’attitude de ceux qui nous accueillent ni dans l’atmosphère.

Si l’on veut acheter du caviar, les vendeurs s’efforcent de tout faire goûter car c’est un grand produit qu’on se doit d’aimer et de bien choisir. Côté petits prix, on peut s’offrir un tarama à 18 euros – pour goûter le vrai tarama bien éloigné de celui du supermarché – quelques pâtisseries accessibles et du saumon. Ce que j’ai appris, c’est que Petrossian se tourne vers tous les budgets, pour que chacun ait droit à son moment plaisir.

Bien sûr, on n’y va pas quotidiennement. Mais je ne dirais pas non à un tarama à 18 euros pour Noël ou une occasion spéciale. Bien manger, ça coûte plus cher mais ça se savoure plus lentement et avec bien plus de plaisir…

Me voilà réconciliée avec le caviar et l’image austère que je me faisais de Petrossian, mais j’avoue quand même préferer le caviar par petites touches et mêlé à d’autres saveurs.

burrata_oeufs_de_poisson_petrossian

croque_monsieur_caviar_petrossian_dejeuner

petrossian_plat_de_saumon_le_choix_du_prince

 

Restaurants Petrossian :

106 bd de Courcelles 75017 Paris  / 144 rue de l’Université 75007 Paris

 

 

 

– DR © Guilhem Cadoret & Katia Fache –

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