2015, l’amour malgré tout.

2015, malgré tout, ça a été de l’amour. De l’amour, de l’amour, de l’amour, pour reprendre Johnny dans sa dernière chanson.

Chaque année, Instagram fait le bilan à travers une vidéo retraçant nos « likes » records pour une photo. Le résultat, c’est une vidéo rétrospective de l’année écoulée qui rappelle de doux souvenirs. L’année dernière je n’étais pas du tout d’accord avec la sélection : aucune photo de notre trip mémorable à NYC alors qu’il a été notre élément marquant de 2014. Cette année, Instagram a tapé dans le mille.

Ma vidéo 2015 à découvrir ici est le reflet parfait de l’année : beaucoup d’instalove en 2015, malgré tout. Elle commence avec la ferveur « Je suis Charlie » et termine avec mon hommage à Paris. Entre les 2, de l’amour, les souvenirs d’été et mon expérience à la Color Run où on a couru tous ensemble, libres et insouciants dans Paris.

color_run_tour_eiffel

2015 ça a été pour moi la révélation. #N’ayonsPasPeurDesMots.

Je me souviens que 2013, c’était mon année. L’année du changement où j’ai changé de travail et d’appartement. L’année où je savais enfin où j’allais. En revanche, la fin 2014 s’est composée de montagnes insurmontables et de superpositions de problèmes (la parenthèse NYC était donc plus que bienvenue). 2015 a marqué pour moi la libération de tout ça. Malgré Charlie, malgré le 13 novembre. 2015 reste une belle année, l’année de l’amour, sans doute. Et c’est surement pour ça que j’ai réussi à résister aux évènements, bien qu’ils m’ont réellement marquée et que je continue à y penser chaque jour. Ces évènements ont le pouvoir de nous faire réaliser le bonheur d’être en vie et de nous faire apprécier notre place, notre situation – l’instant présent – sur le plan pro comme dans la vie privée.

 

2015 ça a été l’expression de l’amour de mon pays bien que j’ai eu envie de le quitter à nombreuses reprises – avant et après les attentats – pour me diriger vers Londres ou Amsterdam. Ou Lyon. Ou Dublin. Bref, un autre lieu pour respirer un peu, puisque l’herbe est toujours plus verte ailleurs. Avant de se dire « au final, c’est pareil partout ».

2015 ça a été la révélation de l’amour de Paris que j’ai aimé observer comme une touriste. Paris même, je n’y ai pas vraiment grandi. Grandir en banlieue parisienne c’est autre chose que l’intra muros, même quand on y va souvent pour les sorties. Paris, j’y vis depuis mes 18-19 ans et j’en rêvais. Puis j’ai arrêté de la découvrir comme une novice et j’ai progressivement et naturellement endossé ce statut de « parisienne » au fil des années. Ça signifie selon moi vivre dans une des plus belles villes du monde sans le réaliser, bien que quand j’habitais du côté de La Motte Picquet je marchais 3 stations de métro à pied jusqu’à La Tour Maubourg pour pouvoir traverser le champs de mars chaque matin et photographier la Tour Eiffel fondue dans un ciel bleu, cachée derrière un gros nuage, disparue dans le brouillard…

Vivre Paris, c’est profiter de son charme, de ses terrasses typiques, de son atmosphère tantôt sereine tantôt agitée. Avec Guilhem, on adore flâner dans Paris les lendemains de fêtes et les jours fériés pour découvrir un Paris presque inanimé et mieux se rendre compte de sa beauté. C’est d’ailleurs ce qu’on a fait le 26 décembre. On est parti de Saint Lazare pour finir à la Concorde. On s’est arrêté sur les marches de l’Opéra Garnier pour écouter chanter un musicien, on s’est laissé porter jusqu’à La Comédie Française avant de se poser à la terrasse du Café Nemours devant l’orchestre qui jouait sur la place. Puis on s’est promené dans les Jardins du Palais Royal, on a zigzagué entre les colonnes de Buren et traversé Les Tuileries. Et on a aimé se dire qu’on a de la chance de vivre ici.

2015, ça a été l’amour des gens qui m’entourent et des gens en général. Alors oui, certains sortaient du lot par leur manque de tendresse en périodes difficiles, mais la majorité s’est révélée attentionnée, prévoyante, humaine. L’individualisme a disparu un temps et j’ai apprécié ces moments, espérant fort qu’ils durent au-delà des drames qui surgissent.

 2015, ça a été l’amour des choses simples. Se recentrer sur l’essentiel, c’est la meilleure des choses à faire et c’est toujours l’essentiel qui dure et qui nous donne de la force. L’essentiel, c’est la famille, la santé, l’échange et le partage qui nous éveillent toujours un peu plus et qui nous font aller de l’avant pour accomplir nos envies et nos projets quels qu’ils soient.

 

Je veux voir le verre d’eau à moitié plein. Quand on regarde 2015 sous cet œil, on se dit que malgré tout, c’est l’amour qui a primé.

J’aimerais que 2016 soit simplement belle sans montagnes russes ni surprise de masse. De A à Z. Qu’elle n’alterne pas entre horreur-amalgames et fédération-amour fou. C’est tout le mal que je nous souhaite.

 

 

– DR © Guilhem Cadoret & Katia Fache –

Publicités

Une réflexion au sujet de « 2015, l’amour malgré tout. »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s