Être gypset, c’est quoi ?

Gypset. C’est le nouveau mot. Le mot du moment. Après la mode du bobo, folk, bohème, place à Gypset. J’ai l’impression que comme tout va très vite, en partie avec l’omniprésence des réseaux sociaux, il est de plus en plus difficile d’être original et d’apporter son petit truc à soi. Là où il faut se distinguer, sortir du lot, attirer les foules, c’est dans la création d’un nouveau style que ca se fait. Et ca découle sur un néologisme pour le nommer correctement.

Parfois, on lance de nouveaux mots comme ça, pour créer un impact plus important. On le constate souvent dans les titres des magazines ou dans les émissions de télé branchées. Mais là où l’expression Gypset m’a intriguée, c’est qu’elle signifie réellement quelque chose. Elle se rapporte à un vrai phénomène de société qui fait rire, je crois…

J’ai lu sur internet que Gypset signifiait exactement « nomade chic », venant de la contraction de « gitan » (gipsy) et de « jet set ». Le néo-hippie, c’est donc cool. Au point de presque détrôner l’art de vivre nordique. Bon, pas tout à fait. Ce dernier dure et durera encore parce qu’il parle à plus de monde. Le gypset me parait plus qu’urbain et ne s’étend pas encore au-delà des capitales. Donc être Gypset, c’est répondre à la tendance du bio, du gluten free, du slow life, en bref tout ce qui se rapporte à la nature et aussi à une « connexion avec soi-même ». Mais le hippie des années 2000 est bien sûr un Gypset 2.0. Il se connecte aussi bien à la nature qu’aux réseaux sociaux. Il s’habille entre vintage et petits créateurs qui trouent le portefeuille sur un coup de cœur. Il mise sur un mix entre le « fait-main » qu’il déniche chez l’artisan marocain pendant ses virées à Marrakech, et le haut de gamme hippie-chic en craquant son budget pour un pull en alpaga.

Le Gypset, c’est aussi l’aventurier des temps modernes qui part à la découverte de terres inconnues en se mettant en tête que NYC, les Cyclades, Londres et la Thaïlande, c’est un peu trop banal. Le Gypset, il est tout excité à l’idée de partir dans un campement dans le désert pour un stage de yoga (ou voga ? nouveau mot, encore), de faire un trekking en Laponie ou de partir en Inde avec un simple sac à dos et la même tenue pour 3 semaines.

Et si le Gypset se croyait au dessus de tout, avec l’idée qu’il réussit mieux que les autres à associer dans sa vie le monde moderne et l’esprit hippie ? Malheureusement, le Gypset, s’il a envie d’adopter ce mode de vie, c’est aussi pour se distinguer des autres sur les réseaux sociaux et notamment Instagram. Mais comment trouver un paysage jamais photographié, un smoothie à la couleur improbable mais photogénique, un petit palais splendide au milieu de nulle part ? En se créant une personnalité de bobo – mais en pire – qui se dit glutenfree-veggie-écolo-hippie-chic-megaconnecté. Donc Gypset.

Et si le Gypset était né uniquement à cause des réseaux sociaux ? … Certains vivent à travers eux jusqu’à se créer une identité 2.0. loin d’être la leur et j’ai comme l’impression que le « nomade chic » en est victime… Et être soi, avec ses qualités et ses défauts, ces moments où on répond à une tendance et ces instants où on adhère pas du tout à l’esprit du moment, c’est pas un peu mieux ? La vie sans chai latte bizarre, chia pudding indigeste et tout le reste, moi perso je préfère.

Au final, être Gypset, ça doit être fatiguant.. Si tant est qu’il en existe de « vrais » ? #jeposelaquestion

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