Ma rentrée déco

Aujourd’hui je suis habillée comme je devais l’être hier et hier j’étais habillée comme je devrais l’être aujourd’hui. J’ai des kilos de linge propre à repasser (il est propre, c’est déjà ça), je m’endors à 22h30 sans lutter, le matin je retarde le réveil au max, je n’en peux plus de mes cheveux longs qui s’accrochent partout, je ne sais plus comment m’habiller et je suis au bord de la crise de nerf. Voilà mon état à la fin du mois de septembre.

Tous les journalistes art de vivre s’y retrouveront si je dis que le mois de septembre est quasi skyzophrenique. Jusqu’à parfois nous pousser à la crise de nerfs quand on est de nature nerveuse et émotive (comme moi).

On se rend à toutes les présentations presse Noël pour goûter aux bûches et aux chocolats de tous les grands chefs, on se replonge dans les ambiances scandinaves, cocooning et compagnie, ça parle vin chaud, bougies parfumées au sapin blanc et guirlandes lumineuses. À peine sorti de l’été on plonge dans cette atmosphère intense où l’ont ne voit pas le bout. C’est ça en fait, mon problème. Ce mois de septembre est interminable. Plus interminable que tous les autres.

Tout démarre avec le salon Maison & Objet pour finir vers le 30 septembre. Un mois donc. Un mois à se projeter dans Noël, à jongler entre les thématiques cadeaux de Noël et les thématiques actuelles en relevant les dernières tendances dénichées au salon Maison & Objet, le tout rythmé par la Paris Design Week, quelques dîners presse et beaucoup, beaucoup d’événements le soir. Septembre c’est manger. Manger de la déco en masse et se gaver de chocolats – aussi bons les uns que les autres – qui seront présentés aux fêtes de fin d’année, ne pas manger équilibré une seule fois, courir partout, anticiper sur tout, et oublier qu’il y a à peine 3 semaines c’était l’été. On était si bien en t-shirt aux terrasses des cafés…
Tout ça m’a fatigué et en même temps il n’y avait rien de plus exaltant. Entre fatigue de tout faire et tout voir et frustration de ne pas découvrir les exclus parce que j’ai préféré me reposer, j’ai choisi.
En fait cette année ça a démarré plus tôt que Maison & Objet. Déjà, pas de vraies vacances cet été pour bien couper. Mon amour a débuté un nouveau travail et en warrior qui veut l’épauler à fond je suis restée tout l’été avec lui à Paris. Résultat ? Enchaînement de weekend bretons pour s’évader au max, impression de repos et de coupures, mais non : quand le froid débarque lentement, quand l’agitation de la rentrée surgit on réalise que rien ne vaut de vraies vacs. Surtout que côté travail mon été n’a pas été cool (info pour ceux qui croient que dans une grosse boîte au mois d’août on fait que de la figuration…)
Ensuite, le 1er septembre. La rentrée scolaire. Pas encore maman, elle ne me concerne plus depuis que j’ai quitté le lycée. Mais cette année c’était différent : les neveux et nièces qui entrent en CP et Petite Section. #coupdevieux. On les revoit bébés on se dit que c’était hier. Eux sont ravis, nous on a envie de verser une larme.

C’est ça, ma rentrée déco elle a commencé avec tout ça en tête. De quoi être rapidement épuisée. Psychologiquement avant de l’être physiquement.
Car tout s’enchaîne : présentation presse sur présentation presse. Le premier week-end de septembre à travailler, petits- déjeuners qui débutent à 9h, mini présentations presse en milieu de journée, cocktails qui commencent à 19h, avec à la clé des découvertes, des nouveautés à foison, des rencontres avec des designers en veux-tu en voilà. Ça signifie traverser tout Paris dans une même journée, revenir chez soi les pieds abîmés et recommencer le lendemain. Par moment je me suis dit que je devais être sacrément maso car en septembre, je donne tout. Je vais partout où la nouveauté déco est là. Je me plains, je râle, je n’en peux plus, mais je continue. La joie de découvrir une nouvelle collection déco, le privilège d’assister à un événement dans un lieu qu’on n’aurait pas l’occasion de visiter habituellement, pouvoir converser avec le chef pâtissier d’une enseigne prestigieuse, …. Ça ne fait pas tout, mais ça appartient à ces petits bonus appréciables. C’est une chance et ça enlève toute la fatigue. Ça adoucit quand on répond à la énième relance « aurons-nous l’occasion de vous voir  à l’événement ? » (j’ai fait ce travail de relance une fois en stage j’ai cru exploser alors admiration totale pour tous les stagiaires qui passent par là), quand on entend ses amis se plaindre de leur travail ou de leur chômage, quand on s’arrête 2 secondes pour constater que notre job fait rêver, moi la première. Après trois ans de Marie Claire Maison je conserve cette magie de septembre. Même si chaque année je l’appréhende d’une nouvelle manière, en fonction des événements de ma vie perso.

Septembre ça a aussi été le bonheur de se lever à midi le samedi (truc que je fais quand je suis réellement au bout du rouleau), de ne pas regarder l’heure le weekend, de se surpasser à courir plus de 10km (après une nuit de 12h, super easy…), de vivre les choses simples et de retrouver mon amour que je croise en courant d’air la semaine.
De septembre je ne garde pas le mot « épuisement total » jusqu’à me pousser à la crise de nerf la fois où j’ai par accident renversé mon thé sur mon tapis Kilim que j’aime tant. De septembre je conserve les découvertes, les retrouvailles post-été et les rencontres qui font bien démarrer l’année… Presque hâte d’être en septembre 2016. Presque.

 

– DR © Guilhem Cadoret & Katia Fache –

 

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